«Les partis n’attirent plus mais les gens ont des choses à dire»

Assistant parlementaire de Serge Janquin pendant six ans, Rémy Majorczyk veut réconcilier les Barlinois avec la politique. Il compte «aller à leur rencontre» pour leur «redonner la parole».

Rémy Majorczyk, 26 ans, et la politique, c’est une histoire qui dure. Aux municipales de 2008, il soutient Jacky Mikolajczak, sans être colistier – il n’est pas encore majeur. Fin 2010, il devient assistant parlementaire de Serge Janquin.

Il y a quelques semaines, l’annonce du retrait du député socialiste de la 10e circonscription lui rend sa liberté. Professionnellement, alors que son mentor lui conseillait de passer les concours de la fonction publique, il vient de rejoindre une PME de promotion immobilière du bassin minier.

«L’abstention montre le désintérêt pour la parole politique. Or, toute personne mérite que sa parole soit écoutée.»

Politiquement, il choisit une démarche citoyenne en s’engageant contre l’abstention qui, à Barlin, a atteint 37 % aux municipales 2014, 50 % aux départementales en 2015 et 43 % aux régionales 2015. «Ces taux montrent le désintérêt pour la parole politique, estime le jeune homme. Or, toute personne mérite que sa parole soit écoutée, entendue et respectée. L’utilisation du bulletin de vote est un pouvoir qui ne doit pas être négligé.»

Pour ramener les Barlinois vers les urnes, Rémy Majorczyk veut leur donner la parole sur différents thèmes. «Les partis politiques n’attirent plus mais les gens ont sûrement des choses à dire sur l’éducation, l’embellissement de la commune, la voirie, le commerce local… Par exemple, la santé : on avait sept médecins à Barlin, bientôt il n’y en aura plus un seul, comment pallier ce manque ? Ou les transports : on met une heure pour aller à Béthune en bus et ils sont remplis par les scolaires.»

«Au-dessus de la mêlée»

Rémy Marjorczyk voit ces échanges, probablement sous la forme de réunions publiques, comme un «laboratoire d’idées, au-dessus de la mêlée politique. Il ne s’agit pas de critiquer systématiquement la majorité ou l’opposition – l’une et l’autre font des propositions intéressantes – mais de faire remonter les attentes des gens».

Lui-même a quelques idées pour rabibocher ses concitoyens avec la chose politique : la création d’un conseil municipal jeunes, l’enregistrement vidéo des séances du conseil municipal ou encore «un temps de discussion entre les habitants et les élus » à l’issue de celles-ci, « comme à Divion du temps de Danièle Seux».

Ces réunions pourraient-elles déboucher sur la formation d’une liste pour les municipales de 2020 ? «Ce n’est pas l’objectif mais si un mouvement émerge, je n’exclus aucune piste.»

Un tract est en cours d’impression, il sera diffusé toutes boîtes d’ici Noël.

Contact : Rémy Majorczyk, 07 78 38 96 20.

Lire la VDN

APRES UN MOIS D’ECHANGES, UNE REUNION POUR APPORTER « DES IDEES NEUVES »

Depuis décembre, Rémy Majorczyk, ancien assistant parlementaire de Serge Janquin, va à la rencontre des Barlinois pour leur «redonner la parole». Mercredi, il organise une réunion publique pour rendre compte de ces échanges.

Mi-décembre, Rémy Majorczyk a diffusé un tract à 2 000 exemplaires pour appeler au «rassemblement au-dessus des clivages politiques à tous ceux qui souhaitent exprimer des idées pour améliorer leur quotidien».

Depuis, il écume les quartiers à la rencontre des Barlinois. La démarche reçoit un bon accueil, se réjouit l’ancien assistant parlementaire de Serge Janquin. «Je reçois aussi beaucoup de messages sur Facebook et par téléphone. Les gens m’interpellent sur des sujets précis. À chaque demande, j’envoie des courriers au maire et aux responsables des groupes représentés au conseil municipal.»

Un tour dans Barlin permet de se faire une idée de la diversité des préoccupations. La sécurité routière – vitesse excessive rues de Loisne et d’Houchin, manque de visibilité des priorités à droite à la cité 5, stationnement anarchique près de la piscine les jours de grande fréquentation… – et le cadre de vie reviennent régulièrement.
Côté commerce, les clients de la friterie O’bon coin regrettent le manque de poubelles et les bordures traîtresses pour les automobilistes, sur cette place mal éclairée. Et les cafetiers déplorent la baisse de leur chiffre d’affaires depuis que les manifestations municipales ont déserté la Grand-Place pour l’espace culturel ou la Fossette.
Enfin, Rémy Majorczyk a pris note de l’inquiétude face au risque de pénurie de médecins. «Le cabinet médical des pharmaciens ne trouve pas de généraliste alors qu’à Maisnil-lès-Ruitz, le cabinet a plusieurs médecins traitants. J’aimerais rencontrer le maire Jacques Miniot pour voir comment il a su les attirer.»
Ces échanges le confortent dans son postulat de départ que les gens ont des choses à dire mais ne savent pas comment les exprimer. «Beaucoup me disent qu’ils ne voient pas assez les élus dans les rues. Ils ont un peu peur d’aller en mairie, ils préféreraient des discussions plus détendues autour d’un café. Il y a une nouvelle forme de démocratie, plus participative, à inventer.»

« PAS BESOIN D’INTERMÉDIAIRE »

Même si Rémy Majorczyk se défend de toute visée électorale, le maire Gérard Paillard y voit dans cette ingérence une «démarche politique. Il fait du porte-à-porte et m’envoie un courrier tous les deux jours me disant que tel ou tel lui a parlé de telle ou telle chose mais je n’ai pas besoin d’intermédiaire : si quelqu’un veut me parler, ma porte est ouverte».
Rémy Majorczyk prône pour sa part l’installation de conseils de quartier au 5, au 7, au 9, à la gare… « Pour l’instant, il n’y a que le conseil citoyen du Regain », dans le cadre de la politique de la Ville. En attendant, il invite à débattre lors d’une réunion publique mercredi.

Réunion publique mercredi à 19 h au café Le Wellington, rue Ferrer.

Lire l’article

[/slide][slide name= »L’Avenir de l’Artois – 16 février 2017″]

Rémy Majorczyk, au centre, a organisé cette réunion citoyenne, en collaboration avec Alexandre Lecoustre et Thomas Duquenoy.

Rémy Majorczyk, au centre, a organisé cette réunion citoyenne, en collaboration avec Alexandre Lecoustre et Thomas Duquenoy.

Une ambiance presque sereine durant deux bonnes heures mercredi 8 février au pub barlinois. Rémy Majorczyk, Alexandre Lecoustre et Thomas Duquenoy, trois jeunes citoyens libres et engagés, sans étiquette politique, ont appelé les Barlinois à les rejoindre pour échanger autour de sujets biens précis comme le commerce, le logement, la santé, la voirie, la sécurité et même sur la gestion de la municipalité.

Dans le public, quelques élus barlinois étaient présents et attentifs aux critiques, aux observations et aux propositions de solutions sur une diversité de cas soulevés. Pour exemple : la sécurité dans la rue d’Houdain où passent régulièrement de nombreux poids lourds et, où les ondes de choc, pour les résidents de cette rue, ne cessent de s’accroître. L’éducation, nombreux réclament des agents pour la sécurité des sorties des écoles. Côté transport, il faudrait revoir les emplacements des arrêts de bus notamment dans la cité 5, voire l’amélioration du transport dans la région.

Les débats se sont poursuivis sur l’attente de logement, la réfection des réseaux urbains, les trottoirs, sur l’embellissement ou la propreté de la ville. Cette réunion publique s’est terminée sur les problèmes d’éclairage et le manque de poubelles dans certains endroits. On a aussi parlé festivités, qui, pour les plus importantes se déroulent à la Fossette et rendent déserte la Grand-Place, le traditionnel concert du 13 juillet par exemple.
Pour organiser d’autres réunions, une fiche de dialogue a été mise à la disposition des personnes intéressées.

[/slide][slide name= »VDN – 16 février 2017″]

Un débat citoyen qui prend des airs de conseil municipal

En décembre, trois jeunes gens partaient à la rencontre des habitants de Barlin, dans l’idée de recueillir leurs attentes au quotidien, sans considération politique. La suite logique, c’était une réunion publique.

Nous l’avions rencontré en décembre, Rémy Majorczyk. Sur le principe d’une démarche citoyenne, il voulait « donner la parole aux habitants de Barlin et faire remonter les attentes des gens » à la municipalité. Avec Thomas Duquesnoy, 24 ans, et Alexandre Lecoustre, 23 ans, il a «arpenté toutes les rues de la commune» à la rencontre des citoyens «afin de recueillir leurs paroles et idées sur toutes les thématiques quotidiennes». Mercredi, les trois jeunes ont convié la population au café Wellington à une réunion publique pour débattre sur les données recueillies. Les points récurrents: la sécurité, les transports, les commerces, le logement ou encore les festivités locales. Une trentaine de personnes ont répondu à l’invitation.

«Il s’agit d’une action de soutien de la municipalité, et non d’une critique.»

Les trois jeunes reviennent sur une démarche qu’ils certifient «sans étiquette» et détachée de toute ambition politique : «Nous souhaitons être un club d’idées pour la ville, son avenir et notre avenir commun. Il s’agit d’une action de soutien pour la municipalité et non d’une critique. Nous voulons du pragmatisme.» En termes de sécurité, reviennent les problèmes de stationnement, de circulation de poids lourds, de vitesse, la place du piéton dans le centre-ville ou encore les sorties d’écoles. Il sera aussi question d’un problème de réseaux de transport et d’une aide à apporter aux commerces locaux.

Ça vire au conseil municipal

C’est quand est abordé le réseau de bus et le futur BHNS par Jean-Michel Cavigneaux, conseiller d’opposition, que la réunion publique vire doucement en conseil municipal. Les quelques élus de la majorité, alors discrets, venus pour «soutenir l’initiative, observer et noter les remarques qui parfois piquent mais pour lesquelles nous nous devons d’être attentifs», se voient contraints d’intervenir. La majorité en profite pour éclairer l’assistance sur certaines questions soulevées : «Vous parlez de mettre un agent aux sorties d’écoles comme ailleurs, mais comprenez que nous ne sommes pas dans un village, nous avons six écoles à Barlin, c’est techniquement impossible de dégager six personnes par jour.»

Le débat fini, Alexandre, Remy et Thomas sont plutôt satisfaits. «Nous avons appris des choses supplémentaires. C’était une réunion constructive. Nous allons continuer à collecter les attentes des citoyens. On est là pour faire bouger les choses», souligne Alexandre. Ils vont faire le bilan des discussions et en faire copie à la municipalité. Celle-ci émet néanmoins une petite réserve quant aux réelles motivations de la démarche. Une prochaine réunion devrait avoir lieu courant de l’année.

Lire l’article sur VDN

[/slide][/accordion]

Rémy Majorczyk, au centre, a organisé cette réunion citoyenne, en collaboration avec Alexandre Lecoustre et Thomas Duquenoy.

Rémy Majorczyk, au centre, a organisé cette réunion citoyenne, en collaboration avec Alexandre Lecoustre et Thomas Duquenoy.

Une ambiance presque sereine durant deux bonnes heures mercredi 8 février au pub barlinois. Rémy Majorczyk, Alexandre Lecoustre et Thomas Duquenoy, trois jeunes citoyens libres et engagés, sans étiquette politique, ont appelé les Barlinois à les rejoindre pour échanger autour de sujets biens précis comme le commerce, le logement, la santé, la voirie, la sécurité et même sur la gestion de la municipalité.

Dans le public, quelques élus barlinois étaient présents et attentifs aux critiques, aux observations et aux propositions de solutions sur une diversité de cas soulevés. Pour exemple : la sécurité dans la rue d’Houdain où passent régulièrement de nombreux poids lourds et, où les ondes de choc, pour les résidents de cette rue, ne cessent de s’accroître. L’éducation, nombreux réclament des agents pour la sécurité des sorties des écoles. Côté transport, il faudrait revoir les emplacements des arrêts de bus notamment dans la cité 5, voire l’amélioration du transport dans la région.

Les débats se sont poursuivis sur l’attente de logement, la réfection des réseaux urbains, les trottoirs, sur l’embellissement ou la propreté de la ville. Cette réunion publique s’est terminée sur les problèmes d’éclairage et le manque de poubelles dans certains endroits. On a aussi parlé festivités, qui, pour les plus importantes se déroulent à la Fossette et rendent déserte la Grand-Place, le traditionnel concert du 13 juillet par exemple.
Pour organiser d’autres réunions, une fiche de dialogue a été mise à la disposition des personnes intéressées.

Un débat citoyen qui prend des airs de conseil municipal

En décembre, trois jeunes gens partaient à la rencontre des habitants de Barlin, dans l’idée de recueillir leurs attentes au quotidien, sans considération politique. La suite logique, c’était une réunion publique.

Nous l’avions rencontré en décembre, Rémy Majorczyk. Sur le principe d’une démarche citoyenne, il voulait « donner la parole aux habitants de Barlin et faire remonter les attentes des gens » à la municipalité. Avec Thomas Duquesnoy, 24 ans, et Alexandre Lecoustre, 23 ans, il a «arpenté toutes les rues de la commune» à la rencontre des citoyens «afin de recueillir leurs paroles et idées sur toutes les thématiques quotidiennes». Mercredi, les trois jeunes ont convié la population au café Wellington à une réunion publique pour débattre sur les données recueillies. Les points récurrents: la sécurité, les transports, les commerces, le logement ou encore les festivités locales. Une trentaine de personnes ont répondu à l’invitation.

«Il s’agit d’une action de soutien de la municipalité, et non d’une critique.»

Les trois jeunes reviennent sur une démarche qu’ils certifient «sans étiquette» et détachée de toute ambition politique : «Nous souhaitons être un club d’idées pour la ville, son avenir et notre avenir commun. Il s’agit d’une action de soutien pour la municipalité et non d’une critique. Nous voulons du pragmatisme.» En termes de sécurité, reviennent les problèmes de stationnement, de circulation de poids lourds, de vitesse, la place du piéton dans le centre-ville ou encore les sorties d’écoles. Il sera aussi question d’un problème de réseaux de transport et d’une aide à apporter aux commerces locaux.

Ça vire au conseil municipal

C’est quand est abordé le réseau de bus et le futur BHNS par Jean-Michel Cavigneaux, conseiller d’opposition, que la réunion publique vire doucement en conseil municipal. Les quelques élus de la majorité, alors discrets, venus pour «soutenir l’initiative, observer et noter les remarques qui parfois piquent mais pour lesquelles nous nous devons d’être attentifs», se voient contraints d’intervenir. La majorité en profite pour éclairer l’assistance sur certaines questions soulevées : «Vous parlez de mettre un agent aux sorties d’écoles comme ailleurs, mais comprenez que nous ne sommes pas dans un village, nous avons six écoles à Barlin, c’est techniquement impossible de dégager six personnes par jour.»

Le débat fini, Alexandre, Remy et Thomas sont plutôt satisfaits. «Nous avons appris des choses supplémentaires. C’était une réunion constructive. Nous allons continuer à collecter les attentes des citoyens. On est là pour faire bouger les choses», souligne Alexandre. Ils vont faire le bilan des discussions et en faire copie à la municipalité. Celle-ci émet néanmoins une petite réserve quant aux réelles motivations de la démarche. Une prochaine réunion devrait avoir lieu courant de l’année.

Lire l’article sur VDN