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Johann, sa vie de SDF est derrière lui

Détail du dossier suivi par l’équipe de Barlin, ma ville

Réf : article paru sur le site

Vous trouverez, ci-dessous, l’historique du ‘dossier’ concernant Yohann et ce qui a permis de trouver une solution pérenne.
Merci à l’ensemble des personnes ayant aidé.
Réagissez sur notre Facebook ou en bas de cette page.

11 février 2017

J’ai rencontré cette semaine deux personnes en très grande difficulté dans notre commune.
Deux Barlinois sans domiciles fixes. De nos jours et à Barlin ça ne devrait plus exister.
Monsieur le Maire sera destinataire d’une correspondance avec les coordonnées de ces deux messieurs afin de pouvoir réfléchir à une solution.

15 février 2017

Dossier soumis à Monsieur le Maire lors de la réunion avec Rémy Majorczyk, le 15 février 2017. Il a pris note et s’engage à donner une réponse.

16 mars 2017

16 mars 2017 Article de l’Avenir de l’Artois

Suite à nos interventions et à l’article de l’Avenir de l’Artois, la famille de Johann a repris contact avec lui et lui a proposé de l’aider.
Toute la famille et Johann nous remercient, vous remercient de l’aide que nous avons pu lui apporter.
Nous nous renseignons afin de savoir si la municipalité a aidé, ou est en train de continuer d’aider notre ami afin de trouver une solution pérenne.

28 mars 2017

Notre ami Johann nous a fait savoir qu’il est désormais domicilié à Bruay-la-Buissière et qu’un emploi concret dans l’économie sociale et solidaire lui a été proposé.

Suite à l’article de l’Avenir de l’Artois, les communes de Lens, Auchel, Labeuvrière, Bruay-la-Buissière et Lapugnoy ont proposé de venir en aide à Johann en lui trouvant un logement.

Malheureusement, aucune solution n’a pu être envisagée par les élus Barlinois. Nous ne désespérons pas qu’un jour nous puissions avoir des logements d’urgence sur notre commune pour les personnes en très grande précarité.

Nous proposons également la désignation d’un responsable aux affaires sociales parmi nos élus afin de pouvoir entendre davantage les demandes et de pouvoir y apporter des réponses.

20 avril 2017

Barlin: Johann, sa vie de SDF est derrière lui

Publié le 21/04/2017
L’Avenir de l’Artois

En mars dernier, un article était consacré à Johann, 46 ans, sans domicile fixe depuis un an et demi. Depuis, il a repris contact avec sa famille et est compagnon d’Emmaüs

Il y a un mois, on rencontrait Johann, sans domicile fixe depuis plus d’un an. Il vivait du RSA, s’était construit un petit abri, loin des regards et trouvait refuge au café Wellington, pour se réchauffer.

À la suite de l’article publié jeudi 16 mars 2017, son fils s’est rendu dans ce même café « pour me chercher, il m’a reconnu grâce à mon prénom et à mon histoire. Il a attendu après moi. » Et quand ils se sont retrouvés, il lui a dit, « tu viens à la maison, j’y suis resté une semaine. » Johann a repris contact avec deux de ses enfants. « Mon fils m’a sorti de la rue, ma fille aussi. »

« Je me sens mieux, j’ai repris goût à la vie. Je ne me voyais pas continuer dans la rue longtemps. »

Johann, ancien sans domicile fixe

Des municipalités et même des particuliers ont appelé au Wellington pour proposer un logement à Johann. Depuis trois semaines, il vit avec les compagnons d’Emmaüs à Bruay-la-Buissière, il partage une chambre avec une autre personne. Et il travaille sur place. C’est son fils qui a pris contact avec l’association. « Je reste ici toute la semaine, je travaille aux meubles. Le week-end, quand je peux, je vais voir Annie, elle m’a pas mal dépanné. » Annie, c’est la patronne du Wellington qui l’a accueilli dans son commerce, lui a donné des journaux pour qu’il fasse du feu ou lui a fait quelques lessives.

Une deuxième famille

Johann a troqué son bonnet contre un chapeau mardi 18 avril. Un mois après notre première rencontre, ce n’est plus tout à fait le même homme. Il semble en forme, « je me sens mieux, j’ai repris goût à la vie, lâche-t-il. J’ai un travail, un toit au-dessus de la tête, je ne me voyais pas continuer dans la rue longtemps. »

Les compagnons d’Emmaüs, c’est un peu une deuxième famille. Johann y est logé et nourri. « Ici, c’est impeccable, il y a une bonne entente, tout le monde s’entraide. Tout le monde est logé à la même enseigne. » Des compagnons qui ont tous des parcours différents, « ils m’appellent papy », sourit Johann, car la majorité d’entre eux sont plus jeunes. Combien de temps pourra-t-il rester ? Il ne sait pas. Une seule règle pour ne pas être mis dehors : respecter les règles. C’est-à-dire se lever le matin pour aller travailler.

Johann a retrouvé un semblant de « vie normale », il a retrouvé une partie de sa famille, « la dernière fois que j’avais vu ma petite-fille (la fille de son fils, NDLR), elle avait deux ans, elle en a six aujourd’hui. » Pour autant, il ne se sent pas sorti d’affaire car il n’a pas trouvé « un vrai logement ».

Stéphanie Hameaux

25 avril 2017

En raison des difficultés de deux Barlinois (dont un de 24 ans sans domicile fixe) à obtenir une réponse pour l’obtention d’un logement social auprès de la mairie, nous sommes intervenus pour qu’une instance de représentation de leurs intérêts au niveau d’ Arras puisse étudier de près leur dossier.

La responsable de cette structure travaille actuellement à trouver une solution concrète via le contigent préfectoral.

POUR INFO : Le contingent de réservation des logements permet au Préfet, représenté par la direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations (DDCSPP) de proposer aux organismes de logement à vocation sociale, d’accueillir des familles défavorisées dont les situations ont été signalées par les travailleurs sociaux.

La question des logements d’urgence (avec des conditions bien définies) sur notre commune reste encore une fois posée…

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